Sunday, July 8, 2012

foi

Je cherche la foi
au fond de moi
elle doit être la
je n'la vois pas

Thursday, June 28, 2012

Colère

certains sont enfants d'amour
enfants du jour
de la nuit
de la lumière

il se trouve que moi
je suis enfant de colère

et mes cris sont mes hymnes
que les larmes sont mon sang

la terreur est mon gardien
la haine mon quotidien

je vis pour detruire
ce qui me reste d'humain
ce qui me reste d'amour pour demain
je saute dessus avec entrain

refuser d'être comme les autres
d'être heureux
je ne veux pas les suivre
être comme eux

sourire pour ne rien dire
les "je t'aime!" incessants
la bonne humeur qui au fond
est un voile
un masque
contre cette colère qui remplie
mon corps qui se sent vide

mon corps qui veut s'endormir

mon coeur qui ne veut plus se souvenir
de comment c'était
de rire même lorsque tout n'allait pas bien.

je veux disparaitre
remettre à demain
partir dans un train sans rails
qui déraille

qui se tappe contre un mur
une vitre d'où l'on voit
un monde si beau
inaccessible

l'on est coincé
dans un trou noir
dans ses ténèbres
dans la peau

d'un enfant de colère.

Mort d'un oiseau

Demain,
j'irai enterré mon oiseau
le bleu, mon préféré

entre les racines
sous le jardin
loin de sa cage ensoleillé
prêt de mon coeur endommagé

qui pouvait à peine s'occuper de lui-même

encore moins d'un être fragile
tout doux,
comme Myrtille.

Il m'en reste un

peut-être que lui je pourrai le sauver
m'en occuper
le proteger

de la chaleur
du froid
de la tempête
des rois
des gouverneurs
et autres personnes d'importance

qui m'oublie toujours moi
ici tout bas.

Tout bas.





Paradoxe

Dans cette langue si  riche en mots, 
Je n'arrive pas a m'exprimer. 
Tout c'que j'énonce me semble faux. 
Mal dit, pensé et rédigé. 

'Je l'aime!', mais non - pourquoi je mens? 
'J'ai faim!', mais non - ton ventre est plein . 
Flemmarde, active, tout en même temps,
Je mène un mode de vie malsain. 

Pensant la nuit, dormant le jour,
Je reste seule et enfermée , 
Tout en voulant, dans ce parcours
Des foules de monde rencontrer.

Cher Monsieur Paradoxe, dans tes
Bras fermes tu m'a serrée, étreinte
Chaude, chaleureuse, affectionnée. 
Y'en est assez. 

Thursday, June 21, 2012

Passé


Un vide sans sentiments , comment mieux t'expliquer
Ce mal , ou bien , cette chose bizarre que je ressens  ?
C'est tout recent , tu m'as changé, j'aimais avant.
Un p'tit garçon, sans poils, moustache, virilité.
C'est un passé qui, si récent, me semble lointain.
S'évaporant lentement en brume, flottant dans
Mon cerveau plein de pensées, un passé fuyant.
Glissant comme un serpent, aveugle, coincé, malsain.
Il ne trouve pas d'issue et se heurte, ce pauvre petit
Contre la joie des aujourd'huis.
je trouve toujours 
quelque chose à lui reprocher
pour essayer d'échapper
à la magie de ses mots apaisants

qui s'étalent sur ma peau
et s'étirent dans ma poitrine
pour que je ne sentes que lui

partout 
la-bas
ici

il sait me rassurer
calmer les terreurs qui se multiplient
dans ma tête qui pense à tout
ce qui pourrait mal tourner

il connait les contours 
corps et âme

il sait deviner que je me noies
dans une mer sans phare

et me retrouve à mi-chemin
pour me ramener à l'air libre

comment il a fait pour me trouver
rageuse et folle, douce et fragile
dans une nuit sans lune

je ne saurai dire

je suis juste contente
qu'il m'ait trouver à temps.

Voitures Immobiles

Dans le parking
Les voitures sont immobiles

Les chats cherchent dans les poubelles vides
Un lendemain qui prendra sont temps pour arriver

Les oiseaux chantent en vers libres
Les mensonges qu'on s'est tissé entre nous

Pour mieux masquer nos corps nus
Dans la clarté de la lune,
Rayée par les persiennes

Il fait bon d'ête ensemble
Dans une chaleur éttoufante

Demain on aura tout le temps de trouver des excuses
Pour nos actions

Pour l'instant
Choisissons une musique douce à nos oreilles

Pour remplir le vide silence
Du parking
Et des voitures immobiles